Question : Certains disent que quiconque délaisse la prière est mécréant ? Est-ce vrai ? Que faire ?
Réponse :La prière est le pilier essentiel qui accompagne en permanence le croyant. A aucun moment de sa vie cette obligation n'est annulée, quelles que soient les circonstances. S 'il ne peut l'accomplir debout, il prie assis, et s'il ne peut l'accomplir assis, il s'allonge et prie. Et s'il ne peut prier alors qu'il est allonge, il prie avec des signes ou gestes symboliques. Et si cela ne lui est pas possible et qu'il est sain d'esprit, il doit penser aux piliers de la prière dans son esprit. En somme, la priere est un acte obligatoire. Le musulman ne peut la délaisser en aucun cas et c'est pourquoi elle est un pilier de l'Islam. Quiconque délaisse la prière :
1. soit il rejette l'Ordre d'Allâh et renie le caractère obligatoire de la prière ; celui-là est mécréant
2. soit il néglige la prière par paresse, alors qu'il croit que c'est un pilier essentiel, une obligation requise par Allâh. Nous ordonnons à une telle personne de prier et de rattraper les prières qu'elle a ratées.
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L'abandon de la prière pendant longtemps
Question : Honorable Sheikh, ma soeur est décédée à l'âge de vingt ans. Elle n'accomplissait pas les prières régulièrement exception faite des six derniers mois de sa vie. Mais, elle est tombée malade à la fin de sa vie, ce qui l'a empêché de prier régulièrement vu qu'elle tombait souvent dans le coma. Quelle est la position de la religion à ce sujet ?
Réponse de Sheikh Muhammad Mitwallî Ash-Sha`râwî
Dès lors que votre soeur s'est repentie avant son décès, qu'elle a cessé de négliger la prière, et qu'elle l'accomplissait régulièrement, puis qu'elle est tombée malade, alors pour les périodes où elle perdait connaissance, elle ne doit aucune prière. En dehors des périodes d'évanouissement, elle doit prier, debout si possible, sinon assise, voire couchée, ne serait-ce qu'en clignant des yeux tant qu'elle est consciente. En cas de perte de connaissance, elle n'est redevable d'aucune prière.
Etant donné qu'elle priait avant sa maladie, nous espérons que Dieu lui pardonnera et acceptera ses ½uvres. Le Très-Haut dit en effet : "sauf celui qui se repent, croit et accomplit une bonne ½uvre ; ceux-là, Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes, et Allah est Pardonneur et Miséricordieux." (Sourate 25, Al-Furqân, le Discernement, verset 70)
Texte original
Le statut des prières manquées
Le jeudi 3 mai 2001.
Question : Quel est le statut des prières manquées ?
Réponse de Sheikh Muhammad Mitwallî Ash-Sha`râwî
Les prières prescrites manquées doivent être rattrapées sur-le-champ, qu'elles aient été manquées pour une raison non exonératrice ou même sans raison. Et il ne convient pas de retarder le rattrapage des prières (qadâ') si ce n'est pour une raison valable comme le travail. De plus, le péché n'est pas absout par le seul rattrapage, mais le repentir est impératif sachant que le repentir n'exonère pas du rattrapage des prières manquées. Il faut les rattraper car l'une des conditions du repentir agréé est d'abandonner le péché.
La prière manquée doit être rattrapée dans les conditions où elle a été manquée, et il convient de respecter l'ordre dans le rattrapage. Ainsi on rattrape le subh (prière du matin) avant le dhuhr (prière de midi) et le dhuhr avant le `asr (prière de l'après-midi) et ainsi de suite. Il convient également de respecter l'ordre entre les prières courantes et les prières manquées, en ce sens qu'il ne convient pas d'accomplir la prière courante avant la prière manquée. Il faut également savoir que celui qui a manqué des prières dont il ignore le nombre doit rattraper jusqu'à ce qu'il ait la certitude de s'en être acquitté ou qu'il en ait une très forte présomption.
Lors du rattrapage, il suffit de préciser de quelle prière il s'agit, le dhuhr par exemple. Il est possible de rattraper la prière à tout moment [1] tout comme il est possible, quand on accomplit le dhuhr, par exemple, de le faire précéder par un dhuhr manqué et ce, jusqu'à ce qu'on ait la quasi-certitude d'avoir rattrapé toute sa dette de prières.
Et qu'on se méfie de la récidive car la prière est le pilier de la religion : celui qui la démolit, démolit la religion. Et qu'Allâh nous guide vers les bonnes oeuvres.
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